Vous avez ou avez eu une idée fantastique pour créer votre entreprise ? Vous savez que celle-ci va enfin vous permettre de pouvoir vivre confortablement, de pouvoir payer vos factures sans retard. Allez, c’est décidé, vous allez voir votre banque. Celle où vous êtes client depuis plus de 20 ans, celle où vous avez vos petites habitudes, une banque vous connaît en quelque sorte. Vous rencontrez votre conseiller, votre étude de marché en main. Ha c’est une belle journée, le soleil est avec vous, rien ne peut vous arrêter. Avec une idée comme la votre, il est certain que ça va être du « gâteau ».

Votre conseiller lit avec attention votre étude de marché, entre deux coup de téléphone et regarde la pendule derrière vous en esquissant un sourire. Cela s’engage bien. Vous êtes au top.

Bon, il vous demande  » de combien disposez-vous pour lancer votre affaire ? ». « De combien je dispose ? » « C’est-à-dire Monsieur le conseiller, si je disposais d’une somme d’argent confortable pour lancer mon affaire, je ne serais pas en train de discuter avec vous! Si je viens vous voir c’est pour vous demander de l’argent, je ne suis pas venu vous voir pour vous dire que j’avais eu l’idée du siècle ! »

Là le ciel commence à s’assombrir et le conseiller ne regarde plus sa pendule, mais sa montre..

« Bon, dit le conseiller, il y a peut-être une solution, n’avez vous pas des biens tel qu’un appartement, un terrain ou une grand-mère propriétaire qui pourrait se porter caution pour les risques que nous pourrions peut-être éventuellement prendre avec vous ? »

Non, vous n’avez pas de terrain, ni de grand-mère riche, ni un père actionnaire de Coca-Cola. Donc vous rentrez chez vous avec votre idée du siècle que vous rangez en arrivant dans le placard du fond et vous regardez la pluie tomber en lisant votre dernière relance d’EDF.

Obtenir un crédit dans une banque française n’est pas si simple

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