Article de Nicolas Joret de l’Internaute en réponse à la question de Bernard : « Quel recours peut-on avoir contre une banque qui facture 100 euros de frais pour un découvert de 350 euros sur deux ou trois jours ? Est-ce normal ? »

Les frais de découvert, agios et frais d’opposition, sont souvent très coûteux. Ils auto-alimentent parfois le découvert, l’augmentent et le rendent encore plus difficile à rembourser. Il n’existe pas de texte réglementaire encadrant l’ensemble des pratiques bancaires en la matière.

Les relations entre la banque et ses clients sont exclusivement basées sur une convention écrite appelée aussi « convention de comptes » ou « conditions générales ». Seuls les frais – ils sont nombreux – pris en compte dans cette convention peuvent être légalement débités par la banque à ses clients. Cette convention est obligatoirement portée à votre connaissance par l’envoi d’un exemplaire courrier et par sa mise à disposition à la banque.

La banque dispose de beaucoup de pouvoir dans ses relations avec ses clients. Elle peut en effet taxer son client dès le premier euro de découvert sans son accord et sans même devoir l’en informer, ne laissant pas alors la possibilité pour ses clients d’effectuer un redressement en temps nécessaire. La seule limite est que la banque ne peut pratiquer de taux de découvert, TEG, supérieur à un taux légal, le taux d’usure, publié trimestriellement au journal officiel. Il est actuellement de 16,53 %.

Que faire ? L’une des seules choses est de contester à l’amiable ces frais. Rien n’oblige le banquier à les appliquer et il peut être tenté de faire un geste commercial. Faites jouer votre ancienneté dans l’établissement et prouvez-lui que ce découvert ne va pas durer. Les jeunes peuvent faire valoir leur attachement à cette banque une fois que les revenus seront mieux établis.

Article de Nicolas Joret de l’Internaute